XXXIV – … Car il était tard

Publié: 7 avril 2008 dans Caldeus Kreen (Finalisé)

Il est temps de partir maintenant : Le pâle Pathine défait, le trésor récupéré, il faut désormais rejoindre le monde réel. Mais…


Ils passèrent difficilement les escaliers en colimaçon, poussant et tirant le crapaud géant jusqu’au bas des marches pour tomber nez à nez avec les souffragettes127 ; il était hors de question de remonter l’escalier, bloqué par Maurice derrière lequel se tenaient la princesse et Chabroh.

– Bah qu’est-ce qui se passe ? Pourquoi ça n’avance plus ?

Un long silence s’installa, sirotant de ces petits cocktails avec ombrelles, puis l’une des amazones point commodes dégaina un large sourire et minauda :

– Pouvons-nous vous être utile en quoi que ce soit ?

Interloqué, le khapitaine Khaz rangea sa hache et intima au soldat Kreen de faire de même.- De quoi s’agit-il ?

– Oh, nous avons croisé les Gondis qui nous ont expliqué que vous aviez défait l’immonde sorcier qui régnait sur ce château. Vous avez libéré l’enchantement qui nous tenait prisonnières d’un consumérisme atavique et sanguinaire. Nous nous devons de vous exprimer notre gratitude éternelle en vous offrant ces bons d’hachage qui vous permettront de faire affûter vos lames à moindre coût et cela quelque soit la forge dans laquelle vous les utiliserez. De plus recevez cette modeste contribution à votre victoire – et elles leur remit des colliers de fleurs aux senteurs épicées et enivrantes qui entouraient leur tête de vapeurs entêtantes.

Puis elles s’approchèrent de Maurice, toujours coi128, et l’embrassèrent. Une à une, elles défilaient et déposaient sur sa peau tumorale et gluante un frêle baiser, aussi doux que le battement d’ailes d’un papillon129. A chaque contact de ces lèvres pulpeuses sur le cuir rugueux du batracien, une aura de couleur l’enveloppait, et peu à peu Maurice se transformait. Ses yeux globuleux reprirent leur teinte bleutée, la peau rosit peu à peu, et se couvrit d’une pilosité bienvenue, et les pattes redevinrent mains et pieds. Ils se redressa, quelque peu hébété, ce qui suscita des chuchotements de la part des donzelles :

– Oh quel grand… nain !

– Mesdames, nous vous remercions pour tous ces gestes de gratitude, mais nous devons prestement nous dépêcher avec diligence de rejoindre le portail afin de rejoindre notre monde. Auriez-vous donc l’amabilité de nous conduire séance tenante à notre point de ralliement ? Nous vous voyons là joliment harnachée et prêtes à rudement guerroyer contre l’ennemi.

– Nous vous guiderons avec plaisirs, héros d’un autre monde !

Mais ceci est une autre histoire…

127  Abandonnées comme de vieilles chausses au chapitre XXVII.
128  Remarquez, pour un crapaud…
129  Qui, au Japon, peut causer la chute d’un cycliste devant un camion citerne, explosant à proximité d’une usine de coton hydrophile non loin de l’Océan, et ce premier se déversant dans ce dernier, provoque le naufrage de porte containers en direction de l’Europe, bloquant l’économie pour des mois. Saloperie de papillon.

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