Henri Fondu, militant anti-avortement et président du club de sculpture sur motte de beurre

Publié: 9 octobre 2008 dans Les entrevues de Marylin Tervioux
Marylin Tervioux : Bonsoir, pour cette deuxième rencontre exceptionnelle, je me présente à Henri Fondu, militant anti-avortement. Alors, Henri, l’anti-IVG, une vocation, une passion, une conviction ?
Henri Fondu : Je dirais : oui.
MT : Mais, au juste ?
HF : Et bien c’est avant tout une façon d’être, d’exister, d’être en vie, oui, d’aimer la vie. Car j’aime la vie et je hais l’IVG (c’est de moi !)
MT : Oui, bien sûr, mais expliquez-nous un peu plus avant votre manière d’apprécier cette existence.
HF : Par exemple, l’autre jour, tranquille avec quelques amis du club de sculpture sur motte de beurre (mon autre hobby) qui partagent mes convictions, on jetait gentiment des foetus morts sur des femmes que les turpitudes écoeurantes avaient amené aux centres de planning familial – planning familial ! N’y a-t-il pas là un paradoxe flagrant ? Doit-on planifier la vie, planifier l’amour ? Bref, ces femmes qui s’étaient données à des hommes en dehors des liens sacrés et indissolubles du mariage, ou encore les avaient provoqués dans la moiteur de ces soirées automnales où les jupes affriolantes emportées par les bisques inassouvies…
MT : Excusez-moi, vous bavez sur le micro.
HF : Pardon. Bref, les voilà engrossées et prêtes à se faire extirper ce frêle embryon innocent, et cette morue-là sans remords prête à livrer son corps à des médecins lubriques ! Donc, mes camarades et moi-même les aspergions – en rigolant, nous ne sommes pas des pince sans-rire non plus ! – de sang de porc et de foetus trouvés dans les poubelles de l’hôpital, et non encore recyclés en nourriture pour chien, quand une charge de hippies débraillés nous assaillent et commencent à entonner une chanson de hippie sur des guitares de hippies avec leur pétards de drogues et leurs cigarettes aux herbes qui font mal à la tête ! Enfin, on ne s’est pas laissés faire, on leur a cassé la gueule à coup de tessons coupants et de fils de fer barbelés rouillés. Après, on les a aspergés d’essence, on n’est pas des sauvages non plus on ne voulait pas qu’ils chopent le tétanos ! Après nous sommes allés à la paroisse de St Anselme des Ames Sensibles s’abstenir parce que je suis chef de Choeur.
MT : … Et votre club de sculpture ?
HF : Ah, l’art éphémère… Le beurre est plus facile à sculpter que la glace, et puis après on peut toujours se faire des tartines. L’autre jour on a décoré l’église avec des vierges en beurre demi-sel, et – on pense aux personnes âgées – on a prévu une reproduction de Guernica en margarine 15 %.
MT : et bien merci Henri Fondu, la prochaine fois je recevrai Michel Choumacher, paysan du genre agricole. Pardon, ingénieur en sciences de l’agriculture.
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