L’île du jour d’avant

Publié: 9 octobre 2008 dans Au gré des lectures
d’Umberto Eco (maîîître…)
 
Pfiou ! Un des romans les plus compliqués qu’il m’ait été donné de lire ; avec la mystérieuse flamme de la reine Loana (du même auteur), mais pas pour les mêmes raisons. Si ce dernier est assez abscons, c’est parce que les références littéraires et cinématographiques sont italiennes, et d’une autre époque. Ici, c’est le propos même qui est difficilement palpable : si le thème principal est le thème des longitudes et du mystérieux 180° méridien, est aussi abordé le problème de la Terre qui tourne autour du Soleil (blasphème !), et d’une certaine schizophrénie du personnage (entre autres). Par contre, le style d’Eco est toujours aussi prenant, et malgré les difficultés incontournables de ces faits scientifiques et historiques relatés avec un brio littéraire qui en ferait baver plus d’un et qui renvoie la langue des best-sellers actuels à un vulgaire langage barbare, on ne peut s’empêcher de sourire et d’imager le roman. Car écrire ce n’est pas qu’un assemblage de mots ; il faut du rythme, de la poésie, du sang animant le verbe. Encore bravo, Eco. Tango. Zulu.
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