Michel Choumacher, paysan du genre agricole

Publié: 20 octobre 2008 dans Les entrevues de Marylin Tervioux
Marylin Tervioux : Et bien re-bonjour, aujourd’hui comme toujours mon objectif est de vous faire découvrir ces acteurs de l’ombre qui sont la France, qui font la France. Ces maillons qui, à l’instar de la chaîne alimentaire, cimentent notre fière patrie et sont le terreau de notre culture. Aujourd’hui, me voilà donc l’invité de Michel Choumacher, agriculteur de la Motte Beuvron, dont l’exploitation n’a de cesse d’évoluer au fil des ans. Michel, bonjour
Michel Choumacher : Euh b’jour, à c’t’heure ! Crédiou d’bondiou d’tractior ! L’avance plus comme avant !
M.T. : Des problèmes mécaniques ? Comment vous sentez-vous concerné par le marasme économique dans lequel nous nous trouvons actuellement ?
M.C. : Oh, ben moi j’m’en fais pas trop… Avant j’faisais d’l’oseille, là j’fais un peu de blé, on vivote, faut bien mett’ du beurre dans les épinards r’marquez ! Mais c’t’à dire que si déjà on a les épinards, on va pas feur la fine bouche hein ! Sacré donzelle va !
M.T. : Oui, bien sûr… Comment réagissez-vous face à la mondialisation ?
M.C. : C’t’à dire qu’c’est sûr, leur viau polonais là l’est moins cher qu’le not’, mais r’gardez ben, l’a qu’la peau sur les os, la piov’bête ! Et ils les nourrissent avec des farines z’animales ! R’marquez qu’j’admire un gars qu’arrive à moudre un mouton mouë. J’me vois pas passer un bouc comme le Gaston sous la meule, c’est qu’y m’la rayerait eul’bestiau !
M.T. : Oui, oui… Pensez-vous que les subventions suffisent actuellement aux agriculteurs et éleveurs de notre belle contrée pour maintenir leur activité ?
M.C. : Crénom d’ribaude ! L’a du toupet la garce ! Ces subventions à la mort-moi-l’andouille c’est du pipeau ! C’qui nous faut à nous z’ôt, c’est d’la r’connaissance ! Et pis des sous aussi ! Avec leur fichus quotas là qu’c’est t’y pas malheureux d’laisser les piov’bêtes sans les traire pasqu’on a dépassé l’quota ! Z’entenderiez la pauvre Aglaë meugler tout c’qu’elle peut ! "Eh non", qu’j’ui dit, "Faudra attendre l’année prochaine !" C’est qui faut y tripoter la mamelle à l’Aglaë, sinon elle dépressionne. J’vous offre un’p’tite mirabelle ? Avec le quart de brie ça passe tout seul.
M.T. : Eh bien Michel, merci pour ces précisions, à notre prochain périple nous rencontrerons Cool Lichen, rappeur et énarque.
Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s