La carte et le territoire

Publié: 10 février 2011 dans Au gré des lectures

de Michel Houellebecq.

Chez Houellebecq, le bonheur est illusoire et de toute manière fugace. Je pense du coup tout de suite à cette chanson de Java « Tu fous le bourdon ». Le héros, un artiste dont l’ascension va être fulgurante, va vivre un amour bref et intense ; ses passions artistiques relèveront plus de la nécessité (comme un prurit, dirait l’autre) que d’un désir, et retomberont aussi vite. Le livre semble se diviser en deux histoires qui auraient pu être totalement distinctes, à tel point qu’on se demande si l’auteur (qui d’ailleurs s’invente comme personnage et parle de lui à la troisième personne, entre l’écrivain maudit et le misanthrope qui se croit au-dessus des nuées) n’a pas voulu augmenter le volume du bouquin parce que deux cents pages ça faisait court. Du coup on a une grosse nouvelle plutôt spleenesque, et une autre nouvelle sur fond de meurtre horrrrrrible.

On ne peut pas vraiment dire de mal de ce bouquin, simplement on une impression de patchwork, de collage avec des extraits d’encyclopédie, des moments où l’on se dit « ça y est, il se passe quelquechose ! » qui retombent comme un soufflé. Et au bout du compte tous les protagonistes retournent en enfance (enfin, finissent leurs jours dans la maison de leur enfance… un signe ?)

Bon, après ça, se remonter le moral !!

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