Melechesh – The Epigenesis

Publié: 8 avril 2011 dans Tympan Heureux

Qu’en est-il de la mouture 2010 tant attendue du groupe américano-israëlien de black metal mésopotamien qui a défrayé les chroniques avec ses précédents opus (Sphynx et Emissaries) ? On retrouve avec un plaisir auditif non dissimulé les riffs qui tournent en boucle et l’ambiance antique (spécificité qui n’est pas sans rappeler Nile ou Rotting Christ), et à vrai dire ça nous change du satanisme norvégien et du « skohl övensrüh » des true black metal du grand Nord 😉

Il y a dans la musique d’Ashmedi un je ne sais quoi d’épique. Les quelques nappes de synthés disséminées de ci de là n’y sont pas pour rien, n’est-il pas ?

Ghouls of Nineveh : Nineveh est une ville de l’Assyrie antique sur les rives du Tigre. A part ça, un démarrage sur les chapeaux de roues avec un riff en boucle pendant 6 minutes, en mono pour l’intro, puis qui part et redémarre accompagné de la batterie ravageuse de Xul.
Grand Gathas of Baal Sin : Les gathas sont des versets transmis à Zoroastre (prophète du VIIe siècle) dans l’Avesta (ensemble des textes sacrés de la religien mazdéenne) ; on change ici de rythmique avec un hurlement pour intro « Grand Gathas, bring us some magick ! » ; puis ça extermine sa génitrice. On est entraîné dans une spirale infernale où les instruments s’entremèlent pour former un maëlstrom sonore, digne de Gorgoroth.
Sacred Geometry : Bon, la géométrie ça n’a jamais été mon fort. De la géométrie on en retrouve la complexité, avec des montées dans les aigus du brameur de service, l’inénarrable Ashmedi.
The magickan and the drones : Une intro orientalisée et lénifiante, et donc, trompeuse. On mets les amplis à 11 et on annonce la couleur.
Mystics of the pillar : RAS. Si, je saigne de l’oreille gauche. Un mid-tempo en milieu de morceau, lourd de sens, très martial.
When halos of candles collide : premier instrumental de l’album ; rappelle les instrumentaux de Karl Sanders (Nile). Le long du fleuve qui serpente, sous un soleil brûlant… Ou au fond des catacombes…
Defeating the giants : Après cet interlude, on massacre allègrement les toms.
Illumination : the face of Shamash : Nom akkadien du dieu du soleil. Toujours la bonne vieille recette du riff en boucle, on ne change pas une équipe qui gagne !
Negative theology : Tout pareil. On pourrait se lasser, mais non. Ah si, un gros mid tempo limite stoner en plein milieu.
A greater chain of being : deuxième instru. Primesautier. Non, je déconne. Oud. La caravane passe.
The Epigenesis : L’épigénèse est une théorie qui stipule qu’un embryon se développe en devenant de plus en plus complexe. Doucement le morceau s’élève. 12 minutes, au final, Melechesh sur la longueur…

Un très bon cru, pour celui qui aime ce genre musical 😉 Pour ma part je trouve que la voix est sous-mixée. Mais bon ça n’engage que moi, et en même temps, ce n’est pas comme si on allait reprendre le refrain en choeur hein !

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