Mort de Bunny Munro

Publié: 1 juillet 2011 dans Au gré des lectures

de Nick Cave.

20 ans après son premier roman, Et l’âne vit l’ange, le playboy des cimetières revient avec ce brûlot à la Bret Easton Ellis, une histoire de sexe, d’alcool, de folie et de mort ; où l’on suit les derniers jours de Bunny Munro, VRP en cosmétiques dont la femme vient de se suicider. Une nouvelle trash, où l’on s’enfonce à chaque page un peu plus dans le flot de la psyché dérangée et de la libido débridée de ce pauvre type, entraînant avec lui son petit génie de fils, tiraillé entre l’émerveillement d’un fils pour son père, et le bon sens qu’il incombe à un enfant aux portes de l’adolescence, mûri par les tragiques évènements de sa vie.

Ce doit être la crise de la soixantaine, je sais pas, mais pour le coup c’est un véritable revirement de lyrisme ; on est loin de l’auteur de No more shall we part ou The Boatman’s call. On se rapproche plus de l’expérience punkisante de Grinderman.

Après cela, je ne suis pas sûr que Nicholas Edwyn puisse faire ami-ami avec Avril Lavigne (qui, par on ne sait quel tour de passe-passe, obsède le protagoniste au plus haut point).

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