Ministry – Cover Up

Publié: 22 septembre 2011 dans Tympan Heureux

Le dernier album du mythique groupe de métal indus le plus connu de l’univers, politiquement incorrect s’il en est (se procurer la trilogie anti-bush si ce n’est déjà fait, Houses Of The Molé étant un exercice de style plus qu’intéressant, pour les deux autres, point n’ai écouté en ces heures) est un album de reprises avec force invités remuants et tonitruants. La pochette en elle-même (JFK dans une cible avec Al Jourgensen à la place de la future veuve Kennedy) en dit long sur le propos d’impertinence. Autopsie de la galette :

Under my thumb (Rolling Stones) : ~chanté par Burton « Fear Factory » C. Bell. Rolling Stones, vraiment ? On dirait du Rammstein.

Bang a gong (T-Rex) : Ne connaissant pas l’original et ayant simplement ouï dire de T-Rex, je ne peux comparer. Dans l’idée ça me fait penser à la reprise de Revolution des Beatles par ZZ Top sur Butchering the Beatles.

Radar Love (Golden Earring) : Apparemment un groupe batave culte des 80’s. Soit. C’est rock. Voire glam.

Space truckin’ (Deep Purple) : Fait penser à You’re so crazy de Guns’n Roses.

Black Betty (Lead Belly) : Plus proche de la version de Ramdam. Efficace.

Mississippi Queen (Mountain) : Les papys du heavy soi-disant. Pas évident à écrire Mississippi !

Just Got Paid (ZZ Top) : Un son étouffé et des riffs que Billy Gibbons ne renierait pas. La voix par contre… On est plus proche de Machinehead que du barbu du trio texan.

Roadhouse blues (The Doors) : On a du mal à croire que Jim Morrison et confrères jouaient la même comptine. Du bon gros hard à poils sur les bras.

Supernaut (Black Sabbath) : Déjà ouie sur l’album « Nativity In Black », album de reprises de Black Sabbath (bientôt suivi d’un petit frère) à se procurer d’urgence pour les réinterprétations parfois audacieuses ou à tout pour le moins généreuses de certains titres (je retiens notamment Iron Man par le rappeur fou Busta Rhymes, ou Symptom of the Universe par Sepultura).

Lay Lady Lay (Bob Dylan) : Un morceau en retenue, mais la douce mélopée un brin érotique se prête un poil mal à l’exercice bruitiste… Version intéressante, mais au final le propos n’est pas retenu.

What a wonderful world (Louis Armstrong) : Presque inquiétante, avec ce son caverneux et la voix rauque d’Alien Jourgensen en lieu et place du chaud timbre de Monsieur Louis… Un monde merveilleux, vraiment ? On sent poindre l’ironie… Un morceau qui tourne à l’hystérie dans les dernières minutes, genre débandade devant un feu de forêt (ou un attentat). Et en bonus, deux autres mixes (Short Slow et Short Fast) en pistges 23 et 44.

(Piste 69) Willie Stigmata : Un morceau a capella histoire de compléter la galette. La fève, quoi.

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