Moonspell – Alpha Noir / Omega White

Publié: 16 mai 2012 dans Tympan Heureux
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Le tant attendu dernier méfait des portugothiques les plus célèbres de la péninsule ibérique aux fjörds scandinaves se présente sous la forme d’une dyptique (et non un dytique, sale bête). Si j’avais lâché un peu l’affaire après Memorial, trop hurlé pour moi, déçu de voir Fernando Ribeiro mettre de côté sa voix chaude pour un retour au chant black sur des titres qui auraient mérité un ciselage plus fin, ratant par la même occasion un Night Eternal acclamé, je me laissai tenté par ce bel objet illustré par Seth Siro Anto qui officie dans SepticFlesh dont j’ai précédemment parlé dans ces lignes, et qui est aussi coupable de la pochette du prochain Nile (j’en salive d’avance)

Bon, apparemment, à 38 ans, Fernando a la rage. Ca beugle, et pas qu’un peu. Ca blaste. Alpha Noir est rentre dedans et ce ne sont pas les quelques premières notes d’Axis Mundi qui donnent le change. A voir le clip de Lickanthrope trash au possible, on est loin du romantisme d’un Irreligious ou de l’érotisme de Sin/Pecado. Bien que la thématique soit proche de celle de Full Moon Madness, le côté rage pulsionnelle prend le pas sur la sensualité.

Les titres s’enchaînent et se ressemblent vaguement (on regrettera ces lignes de basse similaires sur Versus, Lickanthrope et Love is blasphemy), jusqu’au break du titre éponyme où l’on retrouve les chauds accents de notre lusitanien préféré, puis ça repart de plus belle avec des guitares qui hurlent à la lune. On bissera Grandstand qui oscille entre tremblement de terre et accalmie bienvenues.

Sine missione clôt ce bruyant chapitre dans un instrumental très Ed Woodien. Au final Alpha Noir apparaitra homogène et construit sur la fureur et la noirceur (ça tombe bien).

Et voilà que la deuxième partie du tableau, Omega White, semble renouer avec le romantisme des albums suscités. Un album proche de Darkness and Hope, où l’amour et la mort se côtoie ; si White skies est plus que dispensable, on applaudira des titres tels Herodisiac ou Incantatrix, un Fireseason presque radiophonique et un A Greater Darkness qui clôt le chapitre avec brio.

Deux faces aux antipodes mais au final complémentaires pour un double album qui méritera une écoute attentive afin de déceler les sophistications cachées sous le flot de riffs épais, tant on connait le penchant hautement philosophique des textes de Fernando. Un bel effort d’homogénéité qui montre les deux facettes d’un groupe qui n’a pas fini de surprendre.

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