3 Chrotiques

Publié: 17 septembre 2013 dans Tympan Heureux
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J’ai déjà parlé précédemment du Illud Divinus Insanum de Morbid Angel. Voici donc la critique plus élaborée car désormais il est mien ! Retour du bassiste et vocaliste David Vincent après un passage dans le groupe de métal indus si bien nommé Genitorturers (tout un programme) mené par son épouse, ce dernier a eu l’idée de mélanger death traditionnel avec boîtes à rythmes et syncopes des percussions, guitares arrangées sur fond de tektonik (Destructos Vs. The Earth / Attack). A croire que je ne m’intéresse aux mythes au moment où ils s’effondre (à l’instar de Metallica avec leur St. Anger, même si le black album faisait déjà partie de ma médiathèque, mais bon, ça ne compte pas, c’est culte). Pour ma part, j’y ai trouvé un album percutant, mêlant death « classique » (NevermoreBlades for Baal), indus brutal (Too Extreme!, Existo Vulgoré), hymne en devenir (I am morbid, rien que ça) et ovnis musicaux (Destructos[…] … WTF ?). On regrettera peut-être des percussions pas assez mises en avant (ou alors c’est mon otite ?) pour un album qui justement met l’accent sur la force de frappe. A noter que depuis je me suis rattrapé et, sans remonter tout l’alphabet (car il est à noter que Morbid titre ses albums dans l’ordre alphabétique, entamant sa carrière avec Altar Of Madness pour arriver à ce jour à l’Illus. Mes écoutes se sont pour le moment restreintes à Covenant (pas convaincu), Formulas Fatal To The Flesh (ovni death très intéressant) et Gates Of Annihilation (plus classique, mais efficace)

Yob n’est pas un inconnu dans ces pages et je ne saurais que vous conseiller l’intégralité des albums parus à ce jour (dommage que le premier opus, Elaborations Of Carbon ne soit plus disponible… Qui sait ?). Parlons ici de Illusion Of Motion, l’album découvert grâce au feu magazine Hard’n Heavy avec le single Doom#2. 4 titres pour une durée de 56 minutes, c’est du doom, pas de doute. Mais foin de funeral doom, la lourdeur est de mise, soit, mais les voix sont partagées entre un chant clair et nasillard et un hurlement d’égosillé, pour des ambiances trip acide. Ball of molten lead amorce la chute par un souffle, comme le vent vertigineux d’une descente aux enfers sans parachute, la guitare s’élevant jusqu’à nous, sans à-coups, puis vient s’ajouter la rythmique, telle une cavalcade. Epique. Exorcism of the host lui est un coup de marteau sur l’enclume, on n’est pas là pour éplucher les patates. Ca bout, ça fulmine, ça enterre. Doom#2 vient réveiller tout ça avec un « petit » 6 minutes, on monte à bord d’un 38 tonnes sans frein et c’est parti pour la caisse à savon. Décoiffant. Enfin, le titre éponyme du haut de ses 26 minutes, loin de faire du remplissage, reste bien dans la symbolique de « l’illusion du mouvement ». On pourrait reprocher à ce genre de tourner un peu en rond, mais au final chaque album apporte un petit quelque chose et contient bien un ou deux titres qui sortent vraiment du lot (sur un album de 4 titres, ça fait quand même 50% de réussite, pas mal quand même non ?)

Enfin, rien à voir, mais la compilation Monsieur Gainsbourg Revisited propose un voyage anglo-saxon sur les romances du mauvais garçon de la chanson française, mené tambour battant par des pointures telles Franz Ferdinand, Jane Birkin, Portishead, Brian Molko (Placebo), Michael Stipe (REM), Tricky ou Marianne Faithfull. Ce genre, la reprise, toujours périlleux car à vouloir être trop proche de l’original on en fait une pâle copie, et à vouloir la personnaliser, on la dénature, apporte toujours son lot de surprise. Si Franz Ferdinand se débrouille pas trop mal sur Sorry AngelCat Power et Je t’aime moi non plus laisse de marbre de même que Jarvis Cocker et Je suis venu te dire que je m’en vaisPortishead sur Un jour comme un autre (ma culture gainsbouresque ne me permet pas de la resituer) dont la rythmique fait penser à Requiem pour un con donne un morceau de bad trip hop…

Si on souhaite se concentrer sur les morceaux sur lesquels se concentrer, on retiendra donc Franz FerdinandMichael Stipe, Tricky, Brian Molko (pour une version électro de Requiem pour un con !), The RakesThe Kills et on oubliera vite Carla Bruni et Marianne Faithfull feat. Sly & Robbie (pour une version trop semblable à l’originale de Lola Rastaquouère). Même si le jeu semblait d’interpréter dans la langue de John Cleese les immortels du grand Serge, quand on est la première dame de France (parce que, bon l’album date de 2006), on utilise les mots de Raymond Devos !

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