La compilation d’août

Publié: 4 août 2014 dans Tympan Heureux
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Crowbar – « Angel’s Wings » (Lifesblood For The Downtrodden) Toujours dans le sludge poisseux jusqu’aux phalanges, il se permettent de ci de là quelques accélérations pas dénuées d’intérêt. Mon préféré reste Odd Fellows Rest malgré tout ! A reprendre en choeur aussi en secouant ses attributs capillaires, le refrain de « Slave No More » qui est, je vous le donne Emile : « Slaaaaaave no mooooooore ! »

Pink Floyd – « San Tropez » (Meddle) Bizarrerie floydienne pour ce morceau entre Beatles et Beach Boys. Rien à voir avec le monumental « One Of These Days » et sa montée en puissance.

Soulfly – « Rise of the fallen » (Omen) duo exceptionnel avec Greg Puciato du groupe de mathcore qu’on ne présente plus (The Dillinger Escape Plan pour ceusses qui…) pour un album possédant son comptant de refrains entêtant. Du basique, efficace, tu vois Max, quand tu laisses tomber ton côté prolifique/bordélique à la Prophecy ! Et en bonus une reprise instrumentale du « Four Sticks » des Led Zeppelin.

God Dethroned – « Poison Fog » (Passiondale) du melodic death metal de bonne facture pour feu ce groupe néerlandais dans un concept-album autour de la bataille de Passchendaele. Un titre puissant et mélodique (c’est le principe)

Triptykon – « Tree Of Suffocating Souls » (Melana Chasmata), où l’après Celtic Frost de Tom G. Warrior, plus dépressif tu meurs. Eparistera Daimones nous avait plongé dans la noirceur et semblait la continuité logique du dernier opus du gel celtique, Monotheist. Si feu H.R. Giger s’occupe toujours du visuel (entre suisses, hein), côté musical, la claque. Le précédent sentait la mélasse et le mastodonte, Melana Chasmata démarre les hostilités avec cet arbre aux âmes suffocantes, un vrai rouleau compresseur, avec accélérations, soli aux accents orientaux, et cet écho « I am your lie » ! Harder, Louder, une petite bombe black / doom. Thomas Gabriel Fischer aurait-il inventé le nü blackened doom metal ?

Morbid Angel – « Destructos Vs. The Earth (DoomsdayMarchMix) » (Punish Yourself – Sonic Area) (Illud Divinum Insanus  – The Remixes) On avait omis de jeter une oreilles aux remixes des titres du tant décrié Illud Divinum Insanus de Morbid Angel (quoi, j’a bien aimé moi !) : Bon, ben c’est fait. Dommage que les remixes se concentrent sur la moitié de l’album, les autres titres ne devaient pas inspirer grand monde ? En tous cas du beau monde – justement, avec des groupes d’indus européens essentiellement, dont Treponem Pal (qui, rappelons-le, s’étaient foutus à poil à NPA), Tim Skölde de Marilyn Manson / Combichrist, CEvin Key de Skinny PuppyPunish Yourself, etc. Au-delà de l’exercice de style, un album fortement dispensable.

Black Sabbath – « Live Forever » (13) Parce que l’heure de la retraite n’a pas encore sonné, les inventeurs du heavy doom montrent aux petits jeunes qu’ils en ont encore à revendre. Avec Rick Rubin aux manettes, il aurait été difficile de foirer la réunion. Tempos massifs avec des accélérations sympatoches, riffs heavy de Tony Iommi à donner le tournis, basse assourdissante de Geezer Butler, et cette voix nasillarde à la frontière de la folie d’Ozzy Osbourne. Pas pris une ride.

The Ocean – « Palaeoarchaean » (Man and the Sea) (Precambrian) Un foutoir post-metal de 22 minutes (pour la première galette, une deuxième partie de plus d’une heure plus proche du prog’), une vrai claque, exprimant, sans doute, cette ère de formation de la Terre faite de feu, d’eau et de soufre. Ce titre barbare illustre l’ère à laquelle appartient la plus ancienne forme de vie connue une bactérie de plus de trois milliards d’années (notre grand-mère à tous…)

Darkthrone – Rust (Hate Them) Encore proche du black métal traditionnel, quoique fortement teinté de thrash par moment, voir lorgnant déjà vers le crust punk qui sera leur marque de fabrique à partir de F.O.A.D. Un titre qui démarre l’album au son d’un vent du Nord, tout en sombritude et lourdeté.

Sleepytime Gorilla Museum – « The Donkey-Headed Adversary of Humanity Opens the Discussion » (Of Natural History) Parce qu’un petit SGM de temps en temps, ça remet les idées en place. Ou pas. Du métal avant-gardiste, un genre fourre-tout, des influences acid-jazz, du groove, du grind aussi, un peu, toujours au bord de la folie…

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