La compilation de décembre

Publié: 1 janvier 2016 dans Tympan Heureux
C’est dans les années 90 à Bristol,
Ville de pubs où même les papiers buvards,
Dans la fumée des mauvais cigares
Et les vapeurs distillées des alcools
Qu’est né un soir le trip hop
Comme un cheval qui galope.
(Mais pour la rime en -ope, je suis pas sûr).Rapide tour d’horizon d’un genre prolifique avec les pontes du genre (et pour les pontes, ça roule ma poule !)



Tricky – « Veronika » (Knowle West Boy, 2008) Celui dont on craignait le pire avec le mou du genou Vulnerable, qui nous avait pondu des chefs d’oeuvre tels Maxinquaye ou Premillenium Tension nous revenait en force et en forme avec cet album qui nous dévoile une facette toujours aussi prolifique et amoureuse des voix féminines assurées. Depuis on n’arrête plus le bonhomme qui nous a sorti trois autres galettes, n’en jetez plus !

Massive Attack – « Girl I love you » (Heligoland, 2010) A l’instar de l’autre monument trip hop Portishead, il ne faut pas être pressé pour écouter un nouvel album du trio/duo/solo/collectif Massive. Sept ans entre un 100th Window beau mais froid (avec une Sinead O’Connor sublime) et ce plus joyeux (enfin, bon, c’est pas Bobby Lapointe non plus hein), plus hétérogène Heligoland (rien à voir avec Legoland). Quelques perles tel ce morceau qui en met plein les esgourdes.

Portishead – « Machine Gun » (Third, 2008) Bon, alors, le quatrième, c’est pour bientôt ? Le troisième opus tant attendu apportait un son plus cru au combo Gibbons / Utley et compagnie. Ce brutal « Machine Gun » confrontant la voix si fragile de Beth Gibbons au martèlement d’une boîte à rythme genre marteau piqueur industriel n’est pas sans rappeler les expérimentations de Björk qui aimait à poser sa voix sur des bricolages musicaux tonitruants. Après un truc aussi brutal, rien ne vaut d’écouter « The Rip » et sa chute sans fin.

Goldfrapp – « Eat yourself » (Seventh Tree, 2008) Alison Goldfrapp est difficile à cerner. Personnellement j’étais tombé sous le charme de Felt Mountains et son côté Ennio Morricone sous la neige, et l’électro Black Cherry m’avait laissé de marbre à tel point que je n’ai pas suivi le fil. Mais voilà qu’avec Seventh Tree, elle remet le la bûche dans le foyer et invite de nouveau à une introspection. Allongeons nous donc à côté d’elle sur la peau de bête et délectons-nous de cette douceur. Ce « Eat yourself » d’ailleurs n’aurait pas dépareillé sur le premier opus de Goldfrapp. Bon. D’accord, on s’éloigne du trip hop là.

Faithless – « No Roots » (No Roots, 2004). Non, Faithless n’est pas le groupe d’un seul titre (« Insomnia » en 1996 : « I Can’t Get No Sleep tadadadada ») Le groupe fait son petit bonhomme de chemin. Et, oui, vous avez reconnu la voix, c’est celle de Dido.

DJ Shadow – « Erase You » (The Outsider, 2006) Oui, j’aurais pu mettre « Roots, Bloody Roots » après, mais c’était trop facile. Gros coup de coeur pour ce DJ fort recommandable. Des remixes au poil, du DJ-ing de haute volée, nickel chrome. Et oui, il est classifié trip hop aussi sur Wikipédia alors bon hein !

Björk – « Enjoy (Live) » (Post, Live, 2003) Parce que quoi qu’on en dise, Post et Homogenic était des PUTAINS DE BONS ALBUMS électro du temps où Björk ne faisait pas de l’avant-garde machin chose. Et ce morceau a tourné en boucle dans mon chez moi, avec « Army of Me » : « I haaAve no fear, I’m only iInto this to… ENJOY ! »

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s