Archives de la catégorie ‘Au gré des lectures’

Tu me manques

Publié: 16 mai 2017 dans Au gré des lectures

de Harlan Colben.

Oui ben moi tu me manques pas. Si l’intrigue est assez prenante, l’écriture est, je trouve, plutôt pénible. Les dialogues plus que convenus, l’humour tombe à plat, les personnages fades.

Oui, encore une fois, l’intrigue est originale, mais mal desservie du coup on souhaite en finir au plus vite. On pourrait y voir une morale sur les dangers de l’Internet ?

Harlan semble être un homme qui a du mal à « dessiner » des femmes libérées (ça se dit encore ?).

Les Temps Sauvages

Publié: 31 mars 2017 dans Au gré des lectures

de Ian Manook.

Suite des aventures de Yeruldelgger, le flic sombre et torturé des steppes mongoles et de son équipe tout aussi malmenée.

On passera sur la couverture qui fait penser à un vieux S.A.S. ; et si l’on passe outre les caractères passablement désagréables des personnages – agressifs, violents, stéréotypés, l’intrigue est assez prenante quoi qu’échevelée. Alors, oui, la dichotomie modernisme – traditions symbolisées par les relations entre Oyun et ses acolytes du commissariat et Yeruldelgger et Solongo de l’autre, mais aussi représentatif de l’esprit qui agite la Mongolie ; quelques passages qui auraient eu leur place dans un carnet de voyages ou un livre de pensées plus que dans un polar. Bref, une suite plutôt brouillonne, qui nous emmène de la Mongolie à Paris en passant par la Russie, et c’est bien dommage.

Le piège de Lovecraft

Publié: 5 février 2017 dans Au gré des lectures

d’Arnaud Delalande.

Arnaud Delalande - Le Piège de LovecraftAutant j’avais adoré Le Piège de Dante autant ce roman hommage / pastiche sauce Lovecraft est poussif ; le personnage parle comme un héros lovecraftien de début de siècle, le dénouement est prévisible et, franchement, on aurait gagné une centaine de pages à tronquer ce roman.

Oui, Arnaud Delalande, scénariste de bande dessinée et auteur des romans d’espionnage historique enthousiasmant s’est essayé à l’écriture dans un domaine qui ne lui sied point. Moi, perso, je ne me risquerai pas à écrire un roman sur la Florence du XVIe siècle (bon, d’accord, pour ce qui est d’écrire, en ce moment…). Le piège de Lovecraft mêle allègrement tout et n’importe quoi, parodiant les poncifs du genre ; on s’ennuie.

Watchmen : les Gardiens

Publié: 31 décembre 2016 dans Au gré des lectures

d’Alan Moore et Dave Gibbons.

Watchmen : les GardiensJe me décide enfin, après avoir vu et apprécié le film, à lire le roman graphique. Et oui, quand un adulte veut lire une bédé, il dit « je feuillette un roman graphique ».

Soyons clair : le film est relativement fidèle à la bande dessinée, même s’il en rajoute côté baston (les héros sont quand même sacrément balaises côté castagne), mais c’est ça aussi l’entertainement. Cela dit, encore une fois, le film est bon – bien meilleur que La ligue des gentlemen extraordinaires par exemple. Un peu moins noir, un peu moins de désespoir, laissant de côté le parallèle avec les histoires de piraterie qui ont remplacé les comics dans le coeur des lecteurs du roman, ainsi qu’une partie du complot d’Ozymandias, édulcoré dans le film (et, finalement, plus crédible). Mais, pour être franc, comment un film de deux heures pourrait rendre fidèlement un roman de 400 pages ?

Oui, c’est une oeuvre majeure dans l’uchronie, qui d’ailleurs est dévoilée peu à peu – l’univers se découvre au fil des pages. Les héros sont des gens normaux, animés de motifs divers et variés qui les ont poussé à endosser leurs costumes. Oui, Alan Moore semble ne pas croire en l’Humanité, condamnée par sa propre folie – et à côté de cela, il tend à montrer que les moins humains, les plus détachés, les plus « divins » finalement, peuvent redonner un espoir à l’Homme ; une bonne grosse fessée et hop ! C’est reparti comme en quarante. L’oeuvre fourmille de détails, de symboles qui se retrouvent – le smiley, l’horloge – apparemment certains dialogues méritent d’être lus en V.O. pour en profiter pleinement. Des faux articles découpent le pavé en douze chapitres, rajoutant une stabilité à l’oeuvre.

Un must read idéal pour cette fin d’année !

Dents de sabre : Renaissance

Publié: 16 décembre 2016 dans Au gré des lectures
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Sabretooth RebornBon, alors, forcément, cette série fait suite à Wolverine : Evolution qu’on n’a pas lu du coup on est un peu perdu…

Je vous la resitue : En fait Logan et Creed font partie d’une branche de l’évolution différente : ils descendent (pour quoi faire ?) des Lupus Sapiens et non des Homo Sapiens), et du coup, ben, il y en a plein d’autres comme lui… A commencer par le premier d’entre les premiers, un vilain nommé Romulus (tiens donc…)

Dans un précédent épisode, Wolvie a décapité Dents de Sabre, mais voilà-t-y pas qu’il ressurgit de nulle part et fait des misères, comme d’hab…

Bon, si certaines planches sont plutôt jolies (et la première de couv’ ne me fera pas mentir), il y a d’autres dessins qui laissent dubitatifs… Notamment Sabretooth qui ressemble parfois à un croisement entre un orc et Desireless (pour la coupe). Et puis tous ces griffus qui se retrouvent avec des protubérances en adamantium, genre c’est à celui qui aura l’appendice tranchant le plus mal placé… Je croyais que c’était hyper rare l’adamantium ? Ils en trouvent où ? Sur Amazon ?

Faudra que je lise « Evolution » quand même…

Wolverine: Origin II

Publié: 20 octobre 2016 dans Au gré des lectures

Wolverine: Origin IIde Adam Kubert.

Après un premier tome fracassant illustré par le frérot Andy Kubert, nous narrant la jeunesse de celui qui allait devenir Wolverine et le drame qui allait réveiller ses pouvoirs latents, nous voilà avec une suite qui raccroche un wagon (mais pas tous).

On retrouve James Howlett, alias Logan, désormais retourné à la vie sauvage. Mais un drame va de nouveau survenir qui va le faire revenir à la vie « civilisée » et le mettre aux prises avec un cirque itinérant mené par la famille Creed (tiens, tiens…) et une sorte de savant fou qui désire comprendre et exploiter les spécificités de Wolvie.

Alors, oui, d’accord, mais, bon : au final, Dawg, c’était ou c’était pas le frère de James Howlett ? Ce n’est pas lui qui devient Dents-de-Sabre ? Qu’est-il devenu ? Quelle heure est-il ? Quand est-ce qu’on mange ? (Oui, parce que dans le premier film Wolverine: Origines, il se sont permis de mettre les deux pieds dans le plat et hop : C’est bon, c’est son frère, on passe à autre chose)

On regrettera aussi qu’Adam Kubert ait dessiné un Logan trop propre sur lui alors qu’il vit au milieu d’une meute de loups et devrait donc plus ressembler à Hugh Jackman au début de Wolverine; le combat de l’immortel, plutôt que ce jeune premier (et puis il est bien trop grand ! Il est censé faire 1,6m au garrot (contrairement à ce que dit le marvel wikia).

Bref, une jolie histoire, mais on attendait mieux pour servir le mutant griffu.

de Terry Pratchett.

484Où l’on retrouve Moite von Lipwig, précédemment propulsé ministre des Postes par le seigneur Vétérini, désormais à la tête de la banque nationale d’Ankh Morpork. Manigances et complots au programmes avec le vaurien au grand coeur aux prises avec une famille aux dents longues, et bien en peine avec sa bien-aimée Adora Belle Chercoeur. Et un petit chien.

On ressent une impression de copier-coller du précédent épisode des aventures de Moite, mais l’écriture à tiroirs de Terry Pratchett fonctionne encore. Le plaisir est malheureusement moins présent, on s’embrouille parfois à comprendre des tournures un peu longuettes.

Mais on pense au grand homme et on lui pardonne.