Archives de la catégorie ‘Concerts & Spectacles’

Apocalyptica au Radiant

Publié: 10 novembre 2016 dans Concerts & Spectacles

Une belle soirée partagée avec mon épouse qui initiait ses tympans au style « métal ».

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Un concert qui démarre en douceur avec nos marseillais de Dagoba. Les nombreux changements de line-up n’enlèvent en rien les qualités du groupe dont seul le chanteur reste fidèle au poste depuis 30 ans déjà (il ne les fait pas, le bougre…) Un chant hurlé qui n’est pas sans rappeler Phil Anselmo, et des mélodies qui évoquent Machine Head (un sentiment que l’on retrouve dans les parties chantées aussi). Un set de trente minutes qui aura bien chauffé la salle – et fait fuir quelques quidams qui, comme nous, avaient omis de lire l’encart « première partie » du billet 🙂 On les sent contents d’être là, et ça fait zizir.

wp_20161107_21_37_51_pro1Après une pause toujours trop longue,  voilà nos finlandais qui déboulent, et cette fois accompagnés d’un vocaliste attitré (et non, ce n’était pas Franky Perez, le chanteur du petit dernier, Shadowmaker, mais plutôt un hardos sur le retour, permanente très eighties, mais qui avait de bons restes, malgré une balance approximative). Les voilà donc qui nous promènent d’un album à l’autre – 20 ans de carrière déjà – seulement ! 20 ans depuis le Plays Metallica by Four Cellos. Et entre les reprises (« Refuse/Resist », « Master of Puppets », « Inquisition Symphony »), les titres chantés (« Bittersweet », « I’m not Jesus », « Not Strong Enough ») et les interludes musicaux (dont je n’ai pas retenu les titres, mais toujours aussi puissants. Un groupe qui sait aussi s’amuser… Et qui nous propose un final é-norme comme à l’habitude avec « Hall of the Mountain King » (et un petit medley classique en intro humoristique)

Bref, Apocalyptica est un groupe à voir pour sa prestation scénique et musicale qui vaut le détour.

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Quand tout bascule…

Publié: 20 janvier 2016 dans Concerts & Spectacles

Une pièce de Roberto Capezzone, jouée à la Bourse du Travail de Lyon par la compagnie théâtrale des HCL, Lumières en scène.

Quand tout basculeLa mairie du 3e propose chaque année un spectacle gratuit à ses administrés et cette année c’est une opérette l’air de rien d’actualité sur fond d’années folles : un hôtel de bord de mer où descendent les nantis, sorte d’auberge rouge où tout un chacun à d’inavouables secrets voir de honteux projets… Jusqu’au final assez déroutant.

N’aurait-ce été le problème de son, le moment est fort plaisant, l’on rit des petits à-propos résumant l’air de rien les affaires de cette maussade année 2015, certains acteurs chantent remarquablement bien et quelques rôles sont truculents – le couple hors-norme, le cuisinier, le mystérieux prince Rocco…

Chabtan au CCO Villeurbanne En feuilletant mon blog je retrouve la chronique de leur passage en 2009 dans cette même salle. Toujours un plaisir de retrouver les ricains de Nile et bien entourés encore une fois.

C’est Chabtan qui aura la difficile mission d’ouvrir le bal dans une salle à demi remplie et une atmosphère pas encore réchauffée (ni imbibée). Le combo parisien donnera malgré tout un set plus qu’honorable, nous présentant leur premier album, The Kiss of Coatlicue dont nous reparlerons dans ces colonnes. Un death / core primesautier qui gagnera en maturité, et surtout de l’audace dans leurs compositions !

Vient ensuite les italiens de Bloodtruth qui, je l’apprends, est un side-project de membres de Fleshgod Apocalypse. Beaucoup plus rentre dedans que leur projet initial, ça « envoie du bois » ! Et malgré les samples de choeurs grégoriens, c’est proprement sauvage. A voir sur album.

IMAG0377Je leur aurai préféré les aussies de Truth Corroded, au grunt plus aigu et plus compréhensible (enfin, on se comprend hein), et aux titres moins linéaires ; apparemment plutôt bien soutenus par Suffocation qui leur paieront des coups à boire entre chaque titre !

Pour l’anecdote, leur batteur ressemble comme deux gouttes d’eau à Zach Galifiniakis !

Enfin, les deux poids lourds de la soirée pouvaient débarquer dans une salle chauffée à blanc. Et Suffocation va en profiter pour étouffer tout le monde avec leur brutal death putrescent. On est à la limite de l’asphixie entre les riffs syncopés d’un Terrance Hobbs qui semble être la mascotte du groupe (tant il est rare de voir de telles dreads dans le death (dread is dead ?) et les vocaux profonds de (Franck Mullen mais sur les photos de Wikipedia il n’a pas de cheveux, alors que là…). Pas franchement fan de leur compos, mais y a rien à dire côté ambiance !

Quant à Nile…

C’est un véritable plaisir partagé à voir les mines réjouies de Karl Sanders et Dallas Toler-Wade. Alors que le groupe célèbre son huitième album, Dallas vante son side-project Narcotic Wasteland dont le premier opus éponyme livre un death technique aux lyrics sur les dépendances diverses et George Kollias, le batteur, peut s’enorgueillir de sa galette sobrement nommée Invictus dont il n’a pas à rougir. Les trois comparses accompagnés d’un n-ième bassiste (ils les usent à une vitesse…) sont visiblement ravis d’être là et Karl et Dallas enchaînent les soli avec la banane jusqu’aux oreilles. On aura droit à quelques « vieilleries » (« Lashed to the slave stick » de Annihilation of the wicked, « The Inevitable Degradation of Flesh » de At the Gaes of Sethu, « The Blessed dead » de In their darkened shrines, « Ithyphallic », « The Howling of the Jinn »…) mais aussi des titres de leur nouveau méfait (chronique à venir !) dont le terrifiant « Call to destruction » et l’effrayant « Evil to cast out Evil » à reprendre en choeur.

Et pour clore ce marathon death, un « Black Seeds Of Vengeance » avec un final en duo avec Suffo ! Ca valait le déplacement, je vous le dis !

Première édition d’une convention francophone consacrée au reclus de Providence et ça se passait dans la Capitale des Gaules, rien que ça !

Largement présentée par Poulpy sur son blog, ici, et , je m’empresse donc d’y aller de ma petite bafouille concernant les sympathiques rencontres que j’ai pu faire au détour des stands, plus particulièrement des auteurs présents en ce beau (mais chaud… mais chaud) dimanche de juillet. L’occasion aussi de rencontrer en chair et en tentacules des correspondants Facebook du groupe Nightgaunt / Lovecraft France mené d’une main de maître par un de mes amis de plume (et de houblon), Adam Joffrain. Oui, je sais, ça fait beaucoup de liens.

Bref, me voilà rendu à la Maison Ravier où je découvre déjà transpirant artistes divers et variés, qui dans l’illustration, qui dans l’artisanat (bijouterie et autres apparats ésotériques), le stand bien fourni de Trollune (livres, jeux de rôles et compagnie) et surtout une belle brochettes d’auteurs et scénaristes prêts à en découdre. Rapide tour de table avec ces quelques personnages haut en couleur, qui se sont élégamment prêtés au jeu de l’interview amateur, levant pour certains bien haut l’étendard lovecraftien, pour d’autres jouant à la parenthèse impromptue.

Tout commence avec StellamarisStellamaris de son nom de plume, écrivain à ses heures, poète avant tout et traducteur surtout. Initié par son fils aux jeux de rôle et à l’univers lovecraftien, il y a vite pris goût. Via l’auto-édition il a déjà publié au sein de Stellamaris plus de 200 ouvrages. Parmi ses oeuvres présentées au salon : la traduction des poésie d’Edgar Poe ou plutôt leur adaptation et Xura, récit d’une quête de jeu de rôles. Toujours dans le jeu de rôles, l’adaptation du JDR générique FU en français financé grâce au crowdfunding ulule, un système qui semble fonctionner pour l’auteur car depuis le 07/07/15 (diantre, c’est aujourd’hui) est ouverte un nouveau financement participatif pour l’adaptation non pas par un mais par deux auteurs des célèbres Fungi de Yuggoth en français et illustré s’il vous plaît.

Lovecraft, pour Stellamaris ? C’est avant tout les contrées du rêve (comme un certain LVCM il me semble…) et la métaphysique de l’exorcisme de ses propres démons au travers de l’écriture (l’exemple des maigres bêtes de la nuit (nightgaunts en anglais… tiens, tiens…) et des goules) que Lovecraft cauchemardait et dont il a fait des alliés dans ces fameuses contrées…

Mais ses projets ne s’arrêtent pas là et c’est toujours dans le domaine du JDR que notre sympathique écrivain souhaite perpétuer son art, notamment l’adaptation de la bande dessinée L’Agence Barbare en jeu de rôles ainsi qu’un JDR pour les pitits… Mais chuuut… Laissons-le rêver à cet avenir radieux…

Les auteurs au Nécronomi'conJe poursuis mon investigation par quatre auteurs sagement alignés (de gauche à droite : Jérôme Bouscaut, Tristan Lhomme, Nébal et Francis Valéry) De propos partagés en entrevue plus personnelle, j’aurai profité des différentes approches du mythe par ces quatre hurluberlus :

Jérôme Bouscaut, avant tout scénariste et surtout, scénariste de l’édition anniversaire des 30 ans de l’Appel de Cthulhu, ce n’est pas rien ! Mais aussi Kadath et pléthore d’autres collaborations dans le monde merveilleux du jeu sur table.

A la question « Pourquoi pas plus d’adaptation cinématographique de Lovecraft au cinéma – ou en tout cas de bonne adaptation ? » Il m’est répondu que c’est une question de moyens. Non môssieu, ce n’est pas qu’une question de moyens 😛

Tristan Lhomme baigne lui aussi depuis tout petit dans l’encre du dieu à tête de poulpe et on le retrouve chez Casus Belli, auteur de l’écran de la campagne des Masques de Nyarlathotep (qu’est-ce qu’elle m’aura fait du mal celle-là) ou dans Revoir Rome, un roman écrit d’après une couverture (! le challenge !)

Lovecraft pour Tristan c’est avant tout une histoire de construction intelligente d’un univers large bien que cloisonné, qui donne donc mesure à aller au-delà… Bien au-delà…

Nébal, qui sous ses dehors un peu ronchon (comme un dimanche matin on va dire) aura joué le jeu et j’aurais aimé avoir plus de temps à partager avec ce sympathique et prolifique blogueur qui aime chez Lovecraft son approche de l’écriture et son art de la phrase ainsi que les considérations philosophiques abordées. L’on parlera de choses et d’autres, de cinéma aussi, on y reviendra et Nébal me citera les excellents courts-métrages N&B de la H. P. Lovecraft Historical Society, Call of Cthulhu et The Whisperer In Darkness, mais aussi un film allemand de 2010, Die Farbe, adapté de la couleur tombée du ciel. Je citerai benoîtement Re-Animator film culte (que je n’ai ô ma honte point vu) mais pas forcément cinématographiquement de haut vol, ainsi que le tryptique « Nécronomicon » co-produit par Christophe Gans et Brian Yuzna et le Dagon de Stuart Gordon. Pour l’été il m’a conseillé La peau froide d’Albert Sanchez Piñol et Les Furies de Boras d’Anders Fager.

Dernier mais pas des moindres du quatuor (à l’instar d’un d’Artagnan), Francis Valéry, la soixantaine apaisée, polyvalent et artiste avant tout, sans entrave, un hymen à la liberté d’être et de créer, a publié plus de 70 ouvrages sur à peu près tout (sauf la cuisine et la politique ?), musicien à ses heures. Un régal que cet homme, qui s’intéresse surtout à la SF pure qui font la part belles aux qualités humaines.

Arnaud DelalandeJe me retourne, et qui vois-je ? Arnaud Delalande himself ! (Oui, bon, ça va, je connaissais pas avant ce dimanche) Un pro de chez pro, auteur de romans mêlant histoire et enquêtes policières (note : se jeter sur Le piège de Dante cet été), édité chez Grasset (s’il vous plaît) invité pour son roman Le piège de Lovecraft qui a reçu le prix Masterton en 2015. Bref, du lourd. Mais l’homme est aussi scénariste de bande-dessinées (AliénorChevalier d’Eon). Du haut niveau donc, mais l’homme reste souriant et agréable, disert sans être logorrhérique, avec qui j’aurais pu passer encore une bonne heure à parler littérature et cinéma. Des projets plein la tête, et la parenthèse « fantastique » n’est pas là pour fermer les portes…

Bref, un moment de partage fort apprécié, j’aurais aimé d’ailleurs parler plus longuement ou auditer les autres auteurs, mais le temps m’ayant malheureusement manqué, j’attendrai la prochaine édition !

Merci encore aux auteurs et ïa ftaghn (Parce que bon, il est 23:00 quand même) !

Atvakhabar Rhapsodies

Publié: 4 juillet 2015 dans Concerts & Spectacles

ATVAKHABAR-RHAPSODIESHier à l’Opéra de Lyon de donnait un spectacle hors normes sous forme d’expérience visuelle et auditive d’un avant-gardisme post années 30 ; narrant l’exploration d’un pays imaginaire, Atvakhabar par un explorateur tout aussi imaginaire bien que son nom résonne familièrement à nos oreilles : Emil Prokop. Sensoriellement, la musique rappelle par certains côtés Bruno Coulais (ça me fait penser, notamment, à la BO de Microcosmos), à d’autres moments des sons monotones nous entraînent dans une atmosphère de claustrophobie un rien angoissante ; enfin, des intermèdes comiques viennent rafraîchir l’ensemble. Côté visuel, les danseurs paraissent des ombres sur la scène, fantômes aux yeux lumineux, tantôt sautillants, déambulants, tantôt bercés tel le roseau dans la brise ; des chorégraphies inspirées des derviches tourneurs ou de danse indienne, on reste dans le contemporain.

Au final on en ressort perplexe – on a rien compris – mais rafraîchi tant il est vrai que par cette canicule, les salles climatisées sont un régal !

Oldelaf au Radiant

Publié: 29 avril 2015 dans Concerts & Spectacles

IMAG0171Aahh, Oldelaf… Toute une histoire qui a un peu aidé à faire naître PingMachine (si, quand même !). Oldelaf, c’est l’humour, l’amour, la joie de vivre, la tristitude amusante…

Alors, on lui pardonnera sa demie-heure de retard et on se concentrera sur un set-list de foÔolie, les tubes « Le café », « La tristitude », « J’ai chaud » notamment, un concert pas seulement centré sur son dernier méfait (Dimanche, 2014), mais aussi Le monde est beau (2011), et en forme de rappel (qu’on pourrait appeler une deuxième partie de programme !), un medley de ses chansons d’anamour (« Nathalie », « Bérénice », « Sparadrap » et j’en passe).

Oldelaf, c’est avant tout un spectacle, avec des sketches, de l’impro (en tous cas parfois ça en donne l’impression), et un artiste qui ne laisse pas son ego prendre toute la place – il en laisse à ses talentueux musiciens.

Bref, un concert qui fait du bien.

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Ce lundi 23 mars nous aura été donnée l’occasion de profiter d’un show dark porté par SepticFlesh et Moonspell pour célébrer le Road to Extinction Tour du combo portugais, marquant l’avènement de leur 10e album (11e si on compte l’EP « Under the Moonspell ») sobrement et tristement intitulé Extinct (critique prochaine dans ces pages !), dont la pochette a une fois de plus été illustrée par Seth Siro Anton, le hurleur/bassiste de SepticFlesh (justement), après les fresques érotico-gothique d’Alpha Noir/Omega White et Night Eternal.

Si la prestation vocale et scénique du quatuor grec ne souffre d’aucune énergie, on se demandera si les instruments à cordes sont là pour le fun, ou si Seth, en ancien fumeur invétéré, avait besoin de s’occuper les mains. Les cordes de sa basse n’auront pas été trop maltraitées, tant le show regorge de samples (même les voix masculines chantées, un comble, de ces quatre grands bonshommes, au moins un aurait pu brandir le micro !). Parfois, donc, l’impression d’un gros karaoké. Reste que la présence physique du chanteur, tant inquiétant que charismatique dans sa combinaison moulante qui n’est pas sans rappeler Crysis (ou un écorché, au choix). Un show orienté sur les trois dernières productions (l’explication doit en être à la réunion du groupe en 2007 sous le pseudonyme de SepticFleshToutAttaché), à savoir Communion, The Great Mass et Titan. Du death mélodique, noyé sous des violons acides, qui expédie de la stère comme on dit : « Lovecraft’s Death », « The Vampire from Nazareth », « Annubis », « Pyramid God », « The Great Mass », « Order of Dracul », « Titan », « Prometheus », « Prototype » pour ne citer qu’eux. Un setlist d’une heure pile qui aura bien chauffé la salle.

Mention bien : l’intronisation ovationnée de leur nouveau batteur par ledit Seth en fin de concert.

Moonspell au Ninkasi Kao mars 2015 Road To Extinction Tour

Venons-en au brûlant et mythique groupe portugais qui, l’air de rien, fête ses 28 ans d’existence (bon, moi je compte depuis Under the Moonspell en 1994 donc 31 ans, mais on ne va pas chipoter hein). Si Fernando Ribeiro se dégarnit (on en est tous là ! Et dire qu’on a que 2 ans et 4 jours d’écart !), on aura rien à lui reprocher côté prestation. Porté par les thèmes chers à Moonspell (vampires, loups-garous et femmes fatales au sens propre), alternant chant de son timbre chaud et grondements déchaînés, le concert se sera orienté autour de 3 albums : le petit dernier en date, Extinct, et les deux best sellers du groupe, Wolfheart (1995) et Irreligious (1996), on aura pu découvrir des titres qui laissent présager un retour à l’érotisme gothique de Irreligious ou The Antidote (2003). J’en dirai plus après l’écoute à venir ! En tous cas « Extinct », « Domina », « Funeral Bloom » ou « The Future is Dark » (et sa neige artificielle) ne nous aura pas laissé indifférent. Mais c’est lorsque le groupe se lance dans les vieilles marmites qu’ils font les meilleures soupes. Et « Mephisto », « Opium » ou « Vampiria » feront scander la foule. Quant au folklorique « Ataegina », il en aura laissé plus d’un perplexe. Mais c’est ça aussi Moonspell, un profond enracinement dans la culture du pays du fado. Et ce n’est pas la barrière de la langue qui nous aura empêcher de hurler à la lune sur « Full Moon Madness » ou « Alma Mater » en guise de rappel !