Archives de la catégorie ‘Tympan Heureux’

Tengger Cavalry - Die on my RideWhat a Shame ! Après les sublimes Ancient Call, The Expedition et Sunesu Cavalry, et le non moins plaisant quoiqu’intrigant Blood Sacrifice Shaman, voilà un album honteux ; un embrouillamini mal mixé, en anglais avec un chant de gorge affreux et – what ?! de l’auto-tune sur « Ashley », un titre qui n’aurait pas déparé sur un album de Justin Bieber, et encore. Même si on prend plaisir à quelques mélodies, ce petit dernier sent la trahison, la signature sur un label occidental et l’arkhi coupé à l’eau. Et je me demandais pourquoi il n’était disponible qu’en import allemand…

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Une certaine oreille sur…

Publié: 13 juin 2017 dans Tympan Heureux
A l’instar de l’émission « Un certain regard », voici une petite rétrospective des collaborations vocales de Greg Puciato, surtout connu pour ses prestations tonitruantes dans le groupe de mathcore (oui, ça existe, contrairement au botanicore) The Dillinger Escape Plan. Le bonhomme a poussé la chansonnette dans divers groupes, petit tour d’horizon.
Soulfly – « Rise of the Fallen » (Omen, 2010) Un bon gros album de groove / néo métal à l’ancienne, comme on les aime, avec quelques petites perles donc ce duo assez expérimental niveau riffs. Enfin, bon, après, faut pas exagérer hein. Ca reste du Soufly, donc ne comptez pas sur une descente de gamme à la Satriani.
Killer Be Killed – « Wings of Feather & Wax » (Killer be Killed, 2014) De l’autre côté de l’Atlantique on aime bien se faire des boeufs entre potes. Killer Be Killed est un super groupe avec du Max Cavalera, du Greg Puciato mais aussi du Troy Sanders (Mastodon) et Dave Elitch (The Mars Volta) ; bref du lourd, de la vélocité mais aussi du décibel à qui n’en veut. Las, l’album sans être mauvais ne casse pas trois pattes à un canard, à l’instar d’un Sinsaenum qui faisait baver, un peu, quand même.
The Dillinger Escape Plan – « Farewell, Mona Lisa » (Option Paralysis, 2010) Si si, après1 minute et 50 secondes, ça devient presque radiophonique. Faut juste passer le tsunami sonore… Totale maîtrise pour ces barrés.
Mixhell – « Exit Wound » (Spaces, 2013) Projet électro d’Igor Cavalera (et oui, le frère de) et de sa femme, v’là t’y pas de Greg vient y faire un tour pour se faire tuner la voix sur cet étrange morceau…
Suicide Silence – « Monster Within » (You Can’t Stop Me, 2014) Bam Bam ! Du ‘core… Ca djent, ça hurle… Et le silence dans tout ça ?
Lamb of God – « Torches »(VII: Sturm & Drang, 2015) Un peu de finesse pour terminer cette set-list. Ca sent son Metallica non ?

Satyricon – Satyricon

Publié: 7 mai 2017 dans Tympan Heureux

On avait quitté Satyr et Frost avec un The Age of Nero direct et simpliste, un black rock indus rythmé qui confirmait la place à part de Satyricon dans le monde du black metal, un côté radio friendly (ou presque), cheveux courts, sans le maquillage de panda triste. Des titres comme Black Crow on a Tombstone ou Commando appliquent une structure basique qui fait remuer la tête d’avant en arrière avec fébrilité. 5 ans plus tard, nous sommes en 2013, et voilà que nos norvégiens s’offrent une orchestration plus riche et guests vocals. On a donc un mix entre la sobriété des riffs de Satyr et une ornementation musicale qui offre un relief pas inintéressant à l’ensemble. Et on trouve sur « Phoenix » l’ex-chanteur de Madrugada pour un titre sombre et décalé qui montre une certaine ouverture du groupe aux autres genres musicaux. Bref, un album qui s’oriente vers plus de complexité, sans tomber dans l’excès. Qu’on ne vienne pas me dire après que tous les groupes de black se ressemblent !

Dernier album de l’ère XXe siècle de Faith No More, sorti deux ans après le phénoménal King for a day… Fool for a lifetime (1995), cet album de l’année ne l’est pas tant que ça. Reprenant peu ou prou la recette du précédent opus (mélange des genres, Mike Patton s’en donnant toujours à coeur joie entre hurlements possédés et chant de crooner old school) ; une impression de déjà vu, rien de bien méchant, mais on n’en ressort pas forcément grandi de l’expérience FNM. Ca sentait le sapin ? Malgré de bon titres, tels « Stripsearch », « Ashes to Ashes » ou « Last Cup of Sorrow », on est en recherche d’un tube à la « Midlife Crisis » ou « Digging the Grave ».

Ni bon ni mauvais, 1997 aura eu d’autres albums dignes d’être ZE « Album of the Year » (C’était l’année des Spice Girls… 🙂 Non je déconne)

En vrac :

  • Homework des Daft Punk
  • Blur de Blur
  • The Colour & The Shape de Foo Fighters
  • Ok Computer de Radiohead

Et j’en passe…

Quatrième brûlot et dernier officiellement grogné par Chris Barnes qui depuis est allé voir si l’herbe était plus verte ailleurs (heu heu heu), contient au moins trois tubes (digestifs, ah ah ah) : « Staring Through the Eyes of the Dead », « Fucked with a knife » (tout un programme) et « Stripped, Raped and Strangled ». Les autres titres ne sont pas en reste et offrent un large panel de ce que la bande de zozos peut faire : les grognements gutturaux de Chris Barnes qui se transforment en feulement de chat écorché, la basse – putain la basse d’Alex Webster ! Ce mec est un dieu de la quatre cordes. Et que dire des riffs assassins de Jack Owen et Rob Barrett, et de la batterie fulgurante de Paul Mazurkiewicz ! Bon, d’accord, la prod sent son époque (1994, quand même), un son un peu cracra, étouffé, caverneux. Qui va bien avec les capacités vocales de Barnes, auquel j’ai toujours préféré son successeur, George « Corpsegrinder » Fischer. Mais bon, c’est une question de goût. On se délectera malgré tout des excessifs « She was asking for it » ou « Force Fed Broken Glass » et on en reprendra en gore (ah ah ah)

Deftones – Diamond Eyes

Publié: 12 avril 2017 dans Tympan Heureux

Attention hein, je ne dis pas que c’est un « mauvais » album, juste qu’il n’apporte rien de bien neuf à la discographie de Chino Moreno… Ah tiens vous étiez là ? Non, en fait, ouais, d’accord, je dis pas, Adrenaline, Around the Fur, White Pony ça en jetait pas mal, avec des titres oscillants souvent entre la fureur d’un néo-métal encore très à la mode et le côté éthéré du chant traînant de Chino, bref un triptyque qui a assis la réputation et le style du groupe. Après… Depuis l’album éponyme (2003), personnellement je trouve qu’on tourne un peu dans le même potage. Une poésie un peu brute, douce amère – OK, ça nous change d’un Korn qui ne rime plus à grand chose ou d’un Limp Bizkit un tantinet à la traîne, des compos qui assomment, et si ce n’est le mix qui change d’un producteur à l’autre, on aurait un sentiment de bis repetita. Donc, pas forcément un album à éviter, mais pas vraiment de « hit » comme on en trouvait dans les trois premiers méfaits.

Ghost – Meliora

Publié: 10 avril 2017 dans Tympan Heureux

Troisième opus du sextet satanique, Meliora s’annonce la suite logique des méfaits précédents : un rock vintage, parfois psychédélique, chanté d’une voix charmeuse et doucement nasillarde, et dont les paroles prêtent parfois à confusion (« He Is », par exemple). Si « Cirice » est le premier single tiré de l’album (à l’artwork remarquable), je ne vous conseillerai que trop les titres « From the pinnacle to the pit » et « Mummy dust », des tubes en puissance selon moi. Attention, rien à jeter dans le reste, les titres s’enchaînent en litanies faussement angéliques. Un album de métal qui change du métal et qui nous fait attendre la suite avec impatience !