Une certaine oreille sur…

Publié: 13 juin 2017 dans Tympan Heureux
A l’instar de l’émission « Un certain regard », voici une petite rétrospective des collaborations vocales de Greg Puciato, surtout connu pour ses prestations tonitruantes dans le groupe de mathcore (oui, ça existe, contrairement au botanicore) The Dillinger Escape Plan. Le bonhomme a poussé la chansonnette dans divers groupes, petit tour d’horizon.
Soulfly – « Rise of the Fallen » (Omen, 2010) Un bon gros album de groove / néo métal à l’ancienne, comme on les aime, avec quelques petites perles donc ce duo assez expérimental niveau riffs. Enfin, bon, après, faut pas exagérer hein. Ca reste du Soufly, donc ne comptez pas sur une descente de gamme à la Satriani.
Killer Be Killed – « Wings of Feather & Wax » (Killer be Killed, 2014) De l’autre côté de l’Atlantique on aime bien se faire des boeufs entre potes. Killer Be Killed est un super groupe avec du Max Cavalera, du Greg Puciato mais aussi du Troy Sanders (Mastodon) et Dave Elitch (The Mars Volta) ; bref du lourd, de la vélocité mais aussi du décibel à qui n’en veut. Las, l’album sans être mauvais ne casse pas trois pattes à un canard, à l’instar d’un Sinsaenum qui faisait baver, un peu, quand même.
The Dillinger Escape Plan – « Farewell, Mona Lisa » (Option Paralysis, 2010) Si si, après1 minute et 50 secondes, ça devient presque radiophonique. Faut juste passer le tsunami sonore… Totale maîtrise pour ces barrés.
Mixhell – « Exit Wound » (Spaces, 2013) Projet électro d’Igor Cavalera (et oui, le frère de) et de sa femme, v’là t’y pas de Greg vient y faire un tour pour se faire tuner la voix sur cet étrange morceau…
Suicide Silence – « Monster Within » (You Can’t Stop Me, 2014) Bam Bam ! Du ‘core… Ca djent, ça hurle… Et le silence dans tout ça ?
Lamb of God – « Torches »(VII: Sturm & Drang, 2015) Un peu de finesse pour terminer cette set-list. Ca sent son Metallica non ?
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Ecce N°10

Publié: 31 mai 2017 dans Ecce

L’été sera chaud ! Profitez-en pour vous rafraîchir à la lecture du 10e (Mes Dieux, déjà) numéro d’Ecce, avec, au sommaire :

Florence Barrier, « Celle qui doit être oubliée »

Stein prépare les festivals-vaux avec une entrevue avec Laure, qui fait partie du staff organisateur du festival métal Sylak Open Air qui aura lieu à Saint-Maurice de Gourdans du 4 au 6 août avec entre autres – gasp – Morbid Angel, Brujeria, Aborted, Cryptopsy, Max et Igor Cavalera, Suffocation n’en jetez plus !

Léa Djenadi nous dit que « Les Hiboux boivent une bière avant d’aller au tombeau », à vérifier.

Sarima, illustratrice espagnole, nous fait l’honneur d’agrémenter ces pages de somptueuses créatures et répond aux impertinentes questions de LVCM.

Comme toujours, Pierre Weber nous propose quelques lectures bédéesques fort heureuses ainsi qu’une rétrospective autour de Blutch, auteur que l’on aura pu lire dans les pages de Fluide Glacial.

Le petit Hans Christian Andersen attend ses parents à « L’ombre ».

See Ya later, alligator

Tu me manques

Publié: 16 mai 2017 dans Au gré des lectures

de Harlan Colben.

Oui ben moi tu me manques pas. Si l’intrigue est assez prenante, l’écriture est, je trouve, plutôt pénible. Les dialogues plus que convenus, l’humour tombe à plat, les personnages fades.

Oui, encore une fois, l’intrigue est originale, mais mal desservie du coup on souhaite en finir au plus vite. On pourrait y voir une morale sur les dangers de l’Internet ?

Harlan semble être un homme qui a du mal à « dessiner » des femmes libérées (ça se dit encore ?).

Satyricon – Satyricon

Publié: 7 mai 2017 dans Tympan Heureux

On avait quitté Satyr et Frost avec un The Age of Nero direct et simpliste, un black rock indus rythmé qui confirmait la place à part de Satyricon dans le monde du black metal, un côté radio friendly (ou presque), cheveux courts, sans le maquillage de panda triste. Des titres comme Black Crow on a Tombstone ou Commando appliquent une structure basique qui fait remuer la tête d’avant en arrière avec fébrilité. 5 ans plus tard, nous sommes en 2013, et voilà que nos norvégiens s’offrent une orchestration plus riche et guests vocals. On a donc un mix entre la sobriété des riffs de Satyr et une ornementation musicale qui offre un relief pas inintéressant à l’ensemble. Et on trouve sur « Phoenix » l’ex-chanteur de Madrugada pour un titre sombre et décalé qui montre une certaine ouverture du groupe aux autres genres musicaux. Bref, un album qui s’oriente vers plus de complexité, sans tomber dans l’excès. Qu’on ne vienne pas me dire après que tous les groupes de black se ressemblent !

Swiss Army Man

Publié: 24 avril 2017 dans Rien que pour vos yeux

de Daniel & Daniel.

Vous avez dit OVNI ? Je dis oui. A l’instar d’un Robert Pattinson qui, pour sortir du stéréotype vampire à deux sous (et son rôle de Cédric « Je meurs au chapitre IV » Diggory dans « Harry Potter ») s’acoquine avec David Cronenberg (entre autres) pour prouver qu’il est un « vrai » acteur, Daniel « Harry Potter » Radcliffe s’est essayé à casser son image de gamin à lunettes un peu Caliméro (c’est vrai, quoi, Harry Potter n’est pas le héros qu’on imagine, la morale c’est surtout « sachez bien vous entouré, le jour où vous aurez un pépin vous serez bien content »). On citera entre autres l’étrange et sympathique « Horns » d’Alexandre Aja, et ce « Swiss Army Man » sorti en toute discrétion l’année dernière et disponible sur Netflix (merci Netflix).

Le synopsis ? Hank – Paul Dano (qu’on a pu voir dans « Little Miss Sunshine », « Looper », « Prisoners » entre autres), perdu sur une île déserte, va mettre fin à ses jours. Mais voilà qu’il tombe sur le cadavre rejeté par la mer de Daniel Radcliffe. Un cadavre qui recèle des pouvoirs extraordinaires – qui pète, crache de l’eau et va devenir le confident et la bouée de sauvetage d’Hank.

Oui, ça ressemble à « Seul au monde » avec Tom Hanks, c’est bien plus perché. Et malgré ce qu’on peut croire, jouer un cadavre ce n’est pas de tout repos. Un film qui aurait pu être de mauvais goût, mais se révèle poétique, sensible, bref, un petit OVNI (Objet Visuel Non Identifié), bijou à voir absolument.

Dernier album de l’ère XXe siècle de Faith No More, sorti deux ans après le phénoménal King for a day… Fool for a lifetime (1995), cet album de l’année ne l’est pas tant que ça. Reprenant peu ou prou la recette du précédent opus (mélange des genres, Mike Patton s’en donnant toujours à coeur joie entre hurlements possédés et chant de crooner old school) ; une impression de déjà vu, rien de bien méchant, mais on n’en ressort pas forcément grandi de l’expérience FNM. Ca sentait le sapin ? Malgré de bon titres, tels « Stripsearch », « Ashes to Ashes » ou « Last Cup of Sorrow », on est en recherche d’un tube à la « Midlife Crisis » ou « Digging the Grave ».

Ni bon ni mauvais, 1997 aura eu d’autres albums dignes d’être ZE « Album of the Year » (C’était l’année des Spice Girls… 🙂 Non je déconne)

En vrac :

  • Homework des Daft Punk
  • Blur de Blur
  • The Colour & The Shape de Foo Fighters
  • Ok Computer de Radiohead

Et j’en passe…

Quatrième brûlot et dernier officiellement grogné par Chris Barnes qui depuis est allé voir si l’herbe était plus verte ailleurs (heu heu heu), contient au moins trois tubes (digestifs, ah ah ah) : « Staring Through the Eyes of the Dead », « Fucked with a knife » (tout un programme) et « Stripped, Raped and Strangled ». Les autres titres ne sont pas en reste et offrent un large panel de ce que la bande de zozos peut faire : les grognements gutturaux de Chris Barnes qui se transforment en feulement de chat écorché, la basse – putain la basse d’Alex Webster ! Ce mec est un dieu de la quatre cordes. Et que dire des riffs assassins de Jack Owen et Rob Barrett, et de la batterie fulgurante de Paul Mazurkiewicz ! Bon, d’accord, la prod sent son époque (1994, quand même), un son un peu cracra, étouffé, caverneux. Qui va bien avec les capacités vocales de Barnes, auquel j’ai toujours préféré son successeur, George « Corpsegrinder » Fischer. Mais bon, c’est une question de goût. On se délectera malgré tout des excessifs « She was asking for it » ou « Force Fed Broken Glass » et on en reprendra en gore (ah ah ah)