Je suis Wolverine !

Publié: 20 août 2017 dans Au gré des lectures

A ne pas confondre avec l’album « Je suis Wolverine » aux éditions Bethy avec, aux commandes, les inégalables Chris « Wolvie » Claremont et Franck « Sin City » Miller. Se présentant sous forme de sélection d’histoires où notre héros griffu a risqué sa peau, sous les plumes aussi illustres qu’Herb Trimpe (avec la première apparition de Wolvie contre Hulk et le Wendigo, rien que ça !), Barry Windsor-Smith (à qui l’on doit le trippant « Weapon X »), John « Conan The Barbarian » Buscema ou Adam Kubert, « Je suis Wolverine » regroupe quelques nouvelles plutôt réjouissantes. Comme dit plus haut, la première apparition de Wolverine m’a apporté un peu de nostalgie (et d’amusement en lisant la façon dont il avait été « pensé » à l’origine, mais aussi l’histoire clôturant l’album, Une journée dans ma peau, ou Prisonnier numéro zéro, sombre et angoissante, c’est du bonheur en barre. D’autres, plus dispensables telles Rêves, à réserver aux initiés avec toute la symbolique des femmes ayant traversé sa vie – moi-même je fus un tantinet perdu – ou A la prochaine, Frankie, un mélange de Dragon Ball et des Chevaliers du Zodiaque pour le côté « je me bastonne en blablatant pendant 20 pages ». J’aurais une préférence pour les traits « old school » de Marc Silverstri, Herb Trimpe ou John Buscema, ne goûtant que peu le plaisir sadique qu’à Barry Windsor-Smith de charger chaque case d’un excès de détail – on aura compris qu’il neige et qu’il y a du vent, pas la peine de faire des flocons de la taille d’un grêlon !

Bref, un peu de tout pour mieux connaître le plus connu des super héros de l’écurie Marvel !

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de Stephen King.

On en a tant parlé de ce roman que je ne pouvais passer à côté. En même temps j’avais un peu laissé tombé King depuis un sacré bout de temps (Rose Madder, Les Yeux du Dragon devaient être les derniers. On m’avait prêté le tome 1 de Dome, mais j’en étais resté là.)

On a affaire là au pavé habituel ; avec King, ne pas s’attendre à une bluette de 200 pages à la Amélie Nothomb. Mais, malgré l’épaisseur de l’oeuvre, elle se lit – comme souvent – avec avidité. La partie science-fiction – le voyage à travers le temps – recèle une particularité plutôt intéressante, mais au-delà de ça, on pourrait se dire que le thème n’a rien d’original : si vous pouviez remonter le temps, empêcheriez-vous l’assassinat de JFK ? Je pense notamment à un épisode de Code Quantum, mais on n’est pas loin d’un épisode de La Quatrième Dimension non plus dans la forme (parce que dans le fond… The Twilight Zone date de 1959 – 1964.) Mais comme toujours, « le » King sait captiver le lecteur avec de petites choses, des touches de psychologie et d’humanité. Et si le roman tourne au romantisme, le héros saura-t-il garder le cap sur sa mission principale ?

De nombreux passages laissent à penser que ces années-là – les sixties – étaient un âge d’or que Stephen King a traversé adolescent et tout cela sent la nostalgie d’une époque où les gens se faisaient confiance et où le prix des choses était ridicule. Vraiment ? Peu à peu se dépeint une autre facette, et l’on passe d’une ville à l’autre comme de l’ombre à la lumière.

Si quelques longueurs inhérentes au format sont malgré tout présentes, on ne peut qu’apprécier le tout. Un bien beau livre, entre Histoire et Fiction.

La maison du bout du monde

Publié: 23 juillet 2017 dans Au gré des lectures

de Åke EDWARDSON.

Ake Edwardson - La Maison du Bout du MondeEncore un suédois qui fait parler de lui avec un personnage récurrent en la personne du flic bourru Erick Winter (tiens, un flic bourru et ténébreux, comme c’est original) enquête sur le meurtre d’une famille isolée : femme et enfants massacrés, seul le dernier né, encore nourrisson, a survécu. Qui, pourquoi ?

Entre la froidure d’une Suède typique et l’atmosphère calliente d’une maison en Espagne où il coule des jours presque heureux avec sa famille (presque, parce que tourmenté), Erick se débat avec ses démons intérieurs, et noie ses doutes dans le jazz et le whisky.

D’une écriture presque lapidaire, dans un ton froid et distant, le roman nous plonge parfaitement dans l’atmosphère d’isolement et des lieux, et des personnages. N’évitant malheureusement pas les clichés du flic génial mais solitaire, les ficelles s’entremêlent et perdent le lecteur sur des pistes en cul de sac.

On se laisse prendre, mais sans s’attacher au personnage. Manque peut-être une once de folie ou d’humanité à l’ensemble pour avoir le roman policier parfait !

Tengger Cavalry - Die on my RideWhat a Shame ! Après les sublimes Ancient Call, The Expedition et Sunesu Cavalry, et le non moins plaisant quoiqu’intrigant Blood Sacrifice Shaman, voilà un album honteux ; un embrouillamini mal mixé, en anglais avec un chant de gorge affreux et – what ?! de l’auto-tune sur « Ashley », un titre qui n’aurait pas déparé sur un album de Justin Bieber, et encore. Même si on prend plaisir à quelques mélodies, ce petit dernier sent la trahison, la signature sur un label occidental et l’arkhi coupé à l’eau. Et je me demandais pourquoi il n’était disponible qu’en import allemand…

Une certaine oreille sur…

Publié: 13 juin 2017 dans Tympan Heureux
A l’instar de l’émission « Un certain regard », voici une petite rétrospective des collaborations vocales de Greg Puciato, surtout connu pour ses prestations tonitruantes dans le groupe de mathcore (oui, ça existe, contrairement au botanicore) The Dillinger Escape Plan. Le bonhomme a poussé la chansonnette dans divers groupes, petit tour d’horizon.
Soulfly – « Rise of the Fallen » (Omen, 2010) Un bon gros album de groove / néo métal à l’ancienne, comme on les aime, avec quelques petites perles donc ce duo assez expérimental niveau riffs. Enfin, bon, après, faut pas exagérer hein. Ca reste du Soufly, donc ne comptez pas sur une descente de gamme à la Satriani.
Killer Be Killed – « Wings of Feather & Wax » (Killer be Killed, 2014) De l’autre côté de l’Atlantique on aime bien se faire des boeufs entre potes. Killer Be Killed est un super groupe avec du Max Cavalera, du Greg Puciato mais aussi du Troy Sanders (Mastodon) et Dave Elitch (The Mars Volta) ; bref du lourd, de la vélocité mais aussi du décibel à qui n’en veut. Las, l’album sans être mauvais ne casse pas trois pattes à un canard, à l’instar d’un Sinsaenum qui faisait baver, un peu, quand même.
The Dillinger Escape Plan – « Farewell, Mona Lisa » (Option Paralysis, 2010) Si si, après1 minute et 50 secondes, ça devient presque radiophonique. Faut juste passer le tsunami sonore… Totale maîtrise pour ces barrés.
Mixhell – « Exit Wound » (Spaces, 2013) Projet électro d’Igor Cavalera (et oui, le frère de) et de sa femme, v’là t’y pas de Greg vient y faire un tour pour se faire tuner la voix sur cet étrange morceau…
Suicide Silence – « Monster Within » (You Can’t Stop Me, 2014) Bam Bam ! Du ‘core… Ca djent, ça hurle… Et le silence dans tout ça ?
Lamb of God – « Torches »(VII: Sturm & Drang, 2015) Un peu de finesse pour terminer cette set-list. Ca sent son Metallica non ?

Ecce N°10

Publié: 31 mai 2017 dans Ecce

L’été sera chaud ! Profitez-en pour vous rafraîchir à la lecture du 10e (Mes Dieux, déjà) numéro d’Ecce, avec, au sommaire :

Florence Barrier, « Celle qui doit être oubliée »

Stein prépare les festivals-vaux avec une entrevue avec Laure, qui fait partie du staff organisateur du festival métal Sylak Open Air qui aura lieu à Saint-Maurice de Gourdans du 4 au 6 août avec entre autres – gasp – Morbid Angel, Brujeria, Aborted, Cryptopsy, Max et Igor Cavalera, Suffocation n’en jetez plus !

Léa Djenadi nous dit que « Les Hiboux boivent une bière avant d’aller au tombeau », à vérifier.

Sarima, illustratrice espagnole, nous fait l’honneur d’agrémenter ces pages de somptueuses créatures et répond aux impertinentes questions de LVCM.

Comme toujours, Pierre Weber nous propose quelques lectures bédéesques fort heureuses ainsi qu’une rétrospective autour de Blutch, auteur que l’on aura pu lire dans les pages de Fluide Glacial.

Le petit Hans Christian Andersen attend ses parents à « L’ombre ».

See Ya later, alligator

Tu me manques

Publié: 16 mai 2017 dans Au gré des lectures

de Harlan Colben.

Oui ben moi tu me manques pas. Si l’intrigue est assez prenante, l’écriture est, je trouve, plutôt pénible. Les dialogues plus que convenus, l’humour tombe à plat, les personnages fades.

Oui, encore une fois, l’intrigue est originale, mais mal desservie du coup on souhaite en finir au plus vite. On pourrait y voir une morale sur les dangers de l’Internet ?

Harlan semble être un homme qui a du mal à « dessiner » des femmes libérées (ça se dit encore ?).